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Lors de notre dernier Salon d’achat BMR 2023, plusieurs de nos Centres de rénovation ont été fièrement récompensés lors du gala de reconnaissance. Nous tenions à souligner le travail effectué durant la dernière années par les gestionnaires et leurs équipes.

Pour voir les récipiendaires :
COOPÉRATEUR_prix excellence marchand

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Le lisier de bovins laitiers est un produit résiduaire des exploitations laitières. Lorsqu’il est utilisé comme engrais organique, le lisier de bovins laitiers est dynamique dans sa composition et son association avec le biote. La composition en éléments nutritifs du lisier de bovins laitiers confère à ce déchet son potentiel de fertilisation. Pour chaque kilogramme d’azote appliqué au champ sous forme de fumier, il faut moins d’engrais commerciaux pour répondre aux besoins des plantes à un stade de développement donné. En outre, le carbone organique agit comme un amendement du sol pour en améliorer les propriétés physiques et certaines recherches ont montré que le fumier de bovins laitiers pouvait augmenter le pH de certains sols acides à court terme. Texte de Nicole Giles, représentante SATEG

Contrairement aux engrais synthétiques, la composition du lisier de bovins laitiers n’est ni pure ni homogène. Bien que des moyennes puissent être estimées à partir de la collecte de données et d’essais de recherche, nous devons nous rappeler que la composition précise dépendra des pratiques de gestion, des caractéristiques du troupeau et des installations de stockage. Le lisier contient des combinaisons de fèces de vaches laitières, d’urine, d’eau de lavage des trayons et de matériaux de litière. La teneur en azote des fèces varie considérablement en fonction des différents stades de production des vaches laitières. La multiplicité des sources d’apport et la diversité des qualités de fumier confèrent à cet engrais sa composition unique et fluctuante. Pour obtenir des estimations précises de la valeur fertilisante du fumier au niveau de l’exploitation, il faut procéder à une caractérisation du fumier.

La situation géographique peut exercer une grande influence sur les paramètres de production, les pratiques de gestion et les sources de nutriments. Au Canada, près de 70 % des établissements laitiers agréés par le gouvernement fédéral se trouvent au Québec et en Ontario. Au Québec, plus de la moitié des systèmes de stockage du fumier de bovins laitiers sont des systèmes de
stockage liquide. Le lisier provenant des exploitations laitières est normalement utilisé dans l’est de l’Ontario et l’ouest du Québec pour fertiliser les graminées vivaces et le maïs.

Au Québec, 2,7 % des terres reçoivent du lisier par injection directe et 26,8 % des terres sont couvertes par un épandage en surface (à la volée). Il a été démontré que l’épandage de fumier de bovins laitiers augmentait les rendements en grains de 19 %, et de 23 % lorsque le traitement était répété au cours des saisons de croissance suivantes. Dans l’ensemble, le lisier de vaches laitières améliore le rendement des cultures et est plus efficace lorsqu’il est injecté dans le sol, mais il convient d’attirer l’attention sur les pertes par lixiviation qui résultent d’épandages importants de fumier.

Un engrais dont le ratio des trois éléments N-P-K est équilibré de façon appropriée est essentiel pour garantir l’efficacité agronomique et minimiser les pertes dans l’environnement. Les nutriments sont mieux utilisés lorsque les propriétés du sol sont bonnes. Lorsqu’un sol présente une mauvaise formation d’agrégats ou ne se situe pas dans la plage de pH optimale pour la culture en cours, des amendements peuvent y être ajoutés. Dans le cas du lisier de bovins laitiers, certaines de ses propriétés lui permettent d’agir à la fois comme un amendement du sol et comme un engrais. Par exemple, le lisier de bovins laitiers est soupçonné d’augmenter le pH dans certains sols (Whalen 2000), il contient 5 à 15 % de matière sèche avec du carbone organique (Houlbrooke et al.) et il a une association diverse avec les micro-organismes du sol qui n’est pas encore complètement comprise (Whalen 2019). Toutes ces caractéristiques décrivent le lisier de bovins laitiers comme ayant un certain degré d’effet de chaulage, d’amendement organique et de potentiel inoculant.

La valeur de l’engrais dépend du type de culture, de la méthode d’application et du moment de l’application. Le lisier de bovins laitiers peut être utilisé pour augmenter les éléments nutritifs du sol et éventuellement améliorer les caractéristiques du sol telles que le pH, la structure du sol et l’association microbienne. Lorsqu’il est épandu au bon moment de l’année, avec des méthodes approuvées, les pertes d’éléments nutritifs dans l’environnement peuvent être minimisées.

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Un dilemme économique dans la production laitière

La production laitière, souvent associée à la sérénité des champs verdoyants et à la production régulière de lait, fait parfois face à des défis économiques. Cet article explore la vie quotidienne de M. Faidulait, un producteur laitier, et son dilemme économique à la suite d’une saison difficile. Texte de Martin Tourigny, expert-conseil ruminant chez Sollio & Vivaco Agriculture coopérative

Le point de départ de notre récit se situe après un hiver éprouvant pour la luzerne de M. Faidulait. Nous sommes désormais au début du mois de juin, moment où ce dernier a l’habitude de récolter un ensilage présentant une teneur d’environ 18 % de protéines et de 30 % de fibre au détergent acide (FDA ou ADF en anglais). M. Faidulait, prêt à entamer la fauche, se trouve toutefois confronté à une météo peu coopérative.

Malheureusement, en raison de la pluie, il se voit dans l’obligation de reporter la fauche quelques jours plus tard. Le résultat de cette attente est une première coupe d’ensilage affichant une teneur de 14 % en protéines, une variation attribuable à la fois au stade de coupe et au pourcentage de légumineuses présentes dans le champ. Habituellement, avec un troupeau de 50 vaches, M. Faidulait maintient une moyenne de production de 32 litres par vache sur une période de 170 jours en lactation.

Après la validation du programme alimentaire, essentielle pour maintenir sa production qui lui permet de livrer le quota autorisé, il se trouve obligé de majorer le supplément et le tourteau de soya de 1,1 kg par jour au total. Un calcul théorique à ce stade décisionnel révèle que le coût par hectolitre grimperait de 11,81 $ à 13,99 $, ce qui provoque chez lui un désarroi. Il est d’ailleurs réticent à intensifier l’alimentation en concentrés, car il est conscient que cela entraînerait une augmentation importante des coûts par hectolitre.

Avec la modification de la ration visant à maintenir la production à 32 litres par vache, la marge par kilogramme de gras demeure comparable. Cependant, lorsque l’on projette ces chiffres sur l’ensemble des kilogrammes de gras produits annuellement, on aperçoit une baisse dans les revenus de 9 351 $. Cette diminution s’explique par le coût associé à l’ensilage affichant une réduction de sa teneur en protéines de 4 %.

Quelle démarche adopter puisque l’ensilage est déjà entreposé dans le silo? L’option de maintenir la ration sans apporter de modifications et d’accepter une réduction de la production pour un total de 29 kg par vache est envisagée. Mais cela entraînerait une diminution du coût par hectolitre à 13,03 $ (au lieu de 13,99 $) et cela s’accompagnerait d’une perte de 4,4 kg de gras dans le réservoir. Donc, pour ce scénario, cela se traduit par un manque à gagner de 31 871 $ pour 12 mois.

Alors une chose est claire : le lait qu’on ne fait pas est celui qui coûte le plus cher dans le bilan économique d’une stratégie d’alimentation. Face à ce dilemme, deux options se présentent : maintenir la production laitière à un coût plus élevé, engendrant un manque à gagner de 9 351 $ comparativement à l’année précédente, ou accepter une baisse de production en laissant sur la table 31 871 $. La nécessité de produire le lait est indiscutable. Face à ce choix déterminant, il faut sélectionner la meilleure option. Ainsi, ajuster la ration ou acheter des vaches devient une décision personnelle.

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L’équipe d’experts-conseils ruminants chez Sollio & Vivaco Agriculture coopérative utilise Lactascan dans le suivi des performances des troupeaux laitiers. Ce rapport mensuel repose sur des données de plusieurs sources et permet de voir l’évolution des performances technico-économiques d’une entreprise.

Chaque trimestre, il nous fait plaisir de présenter les 20 meilleures entreprises pour la production de lait selon les résultats du Lactascan. L’indicateur utilisé est le total moyen des 3 derniers mois de kilogramme de gras et de kilogramme de protéines par vache par jour (total kg G+P/vache/jour).

Les données sur la quantité de lait correspondantes aux expéditions de chaque producteur aux Producteurs de lait du Québec. Il s’agit donc du lait réellement livré au quotidien, par nos membres. Le nombre de vaches utilisées pour la moyenne provient, quant à lui, du contrôle laitier de Lactanet, du logiciel d’exploitation des robots de traite ou d’une entrée manuelle de l’inventaire moyen par mois.

Voici donc la 12e publication de notre Top 20 – performance laitière les résultats sont tirés des Lactascan de Juillet-Août-Septembre 2023

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Profil Andy Fréchette-Rioux, 35 ans

Depuis maintenant cinq ans, Andy récolte les champs de la terre de ses ancêtres. Il a fait un retour à ses racines en rachetant la terre de son grand-oncle qui était délaissée depuis de nombreuses années.

Parcours

Fasciné par l’agriculture et la machinerie agricole depuis son enfance, Andy a passé sa jeunesse à travailler sur la ferme de son père; un agriculteur de bovins de boucherie. Les circonstances de la vie ont fait que la terre de son père fut vendue et Andy choisit d’entreprendre un métier de mécanicien de machineries lourdes pour quelque temps. Mais le grand air et la vie d’agriculteur lui manquaient.

En 2018, lorsque l’opportunité se présente, Andy fait un démarrage complet d’entreprise agricole et se lance dans la production de grandes cultures. Depuis toujours, Andy est séduit par les beaux paysages de la campagne et les beaux champs. Alors naturellement, son choix était d’avoir une exploitation agricole de grandes cultures. Armé d’un esprit d’entrepreneur et novateur, un caractère assidu et une passion pour le nivèlement et le drainage agricoles, Andy s’est dévoué à reconditionner la terre ancestrale.

Ferme Andy Fréchette-Rioux

Andy est le propriétaire d’une ferme agricole de grandes cultures de 180 acres et il cultive annuellement 150 acres. Cette année, ses cultures principales sont le soya et l’avoine ainsi que de la paille en petites balles carrées.

Comme tout propriétaire d’entreprise, Andy est responsable de la gestion et l’administration des opérations de sa ferme. Ses principales responsabilités sont la planification, l’approvisionnent et l’allocation des ressources, la résolution de problèmes, l’entretien et la réparation des équipements agricoles, la préparation de ses terrains pour la production de ses cultures, la consultation avec divers experts et l’établissement de partenariat d’affaires. Depuis maintenant 5 ans, Andy fait confiance aux experts de Sollio & Vivaco Agriculture Coopérative pour des conseils en production végétale. De plus, il aime beaucoup participer aux activités organisées dans le milieu agricole, par exemple les journées d’agriculture de précision de Sollio & Vivaco et l’Expo-Champs. Son but premier est d’avoir un meilleur rendement de culture en continu et les plus beaux champs possibles. Voilà ce qui le passionne!

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La technologie en agriculture ne cesse de s’améliorer et de se diversifier. L’autoguidage, les applications à taux variable, les robots désherbeurs ainsi que les drones font partie de ces technologies qui permettent le virage numérique en agriculture. Attardons-nous un peu plus sur les avantages et utilisations possibles des drones en agriculture. Texte de Carl-Éric Guérard, ing., agr., représentant SATEG

Que ce soit pour la prise d’images, le dépistage, l’utilisation d’indices de végétation ou bien pour l’application d’intrants dans les champs, le drone représente une bonne solut ion de remplacement aux méthodes traditionnelles.

PRISE D’IMAGES ET DE VIDÉOS
Bien que standard, la prise d’images ou de vidéos dans un champ permet aux producteurs et aux intervenants agricoles de visiter des champs plus difficilement accessibles ou d’avoir un point de vue différent. En effet, l’utilisation du drone offre la possibilité de voir les dommages causés par les gros vents, la grêle ou les zones problématiques et de documenter l’évolution ou la dégradation de la culture.

DÉPISTAGE
L’utilisation du drone permet aussi un dépistage encore plus précis aux champs. Son trajet sous forme d’aller retour capture une multitude de photos. On peut ensuite traiter ces images avec
un logiciel spécialisé et obtenir un dépistage complet du champ. La très bonne résolution du drone, souvent de l’ordre du centimètre, offre l’avantage de bien reconnaître les mauvaises herbes.

INDICE NDVI
Pour les utilisateurs de l’application AgConnexionMC | Ferme intelligente, l’indice NDVI pris par satellite est déjà accessible. Cet indice, venant de l’anglais Normalized Difference Vegetation Index, permet d’évaluer la santé de la plante selon les couleurs réfléchies par les feuilles. Autrement dit, cet indice évalue un potentiel de rendement dans un champ et indique les zones plus problématiques qui sont souvent plus difficiles à discerner à l’oeil nu. Lorsque prises par satellite, les cartes sont généralement disponibles à chaque semaine si la couverture nuageuse le permet. Avec l’utilisation d’un drone, il est aussi possible de cartographier un champ pour obtenir l’indice NDVI. L’utilisation du drone permet la collecte d’images peu importe la couverture nuageuse étant donné qu’il vole à basse altitude. De ce fait, la précision de sa carte est grandement meilleure que les cartes fournies par satellite, souvent précises au mètre près.

ÉPANDAGE ET SEMIS
Eh oui, l’application de pesticides et le semis de cultures de couverture peuvent aussi se faire par drone. Bien évidemment, pour pouvoir réaliser ces travaux, la grosseur du drone est plus importante et nécessite un plus gros investissement. Cependant, concernant l’application de pesticides, il est important de s’informer sur la réglementation avant de procéder à de tels travaux. L’utilisation de drones permet des applications plus localisées et des passages aux champs qui ne laissent aucune trace. Bien qu’en développement, l’utilisation du drone dans ce contexte pourrait représenter un avantage dans le futur. N’hésitez pas à consulter votre représentant SATEG pour obtenir plus d’informations et faire votre premier vol!

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Profil Samuel Boulanger, 21 ans<

Élevé sur une ferme laitière et passionné depuis toujours par le monde agricole, Samuel a toujours su qu’il voudrait reprendre l’entreprise familiale. Ce qu’il préfère est de prendre soin des animaux et s’occuper des champs.

Parcours

Samuel possède un DEP en production animale au CRIFA de Coaticook qu’il a obtenu en 2019. Depuis qu’il a gradué, il travaille à temps plein sur la ferme. En février 2023, il est devenu actionnaire avec son père Patrick et sa mère Guylaine. Auparavant, la ferme était à son grand-père et il est très heureux de faire partie de la 3e génération, cela le rend très fier. Il est le seul de la famille à avoir démontré de l’intérêt pour reprendre l’entreprise familiale, car ses deux frères ont fait un choix de carrière différent.

Ferme Boulait et Fils inc.

La ferme détient un troupeau de 160 têtes, dont 65 vaches en lactation. Ils possèdent une deuxième étable où l’on y retrouve 10 vaches Holstein et 40 bœufs. De plus, l’hiver, ils peuvent accueillir 30 taures en pension. Sur l’entreprise, on retrouve également une érablière de 2800 entailles en plus de 300 acres de terre en culture qu’ils utilisent pour leur consommation. Il était très important pour eux d’investir en robotisation afin d’augmenter la productivité, la qualité de vie et obtenir une plus grande flexibilité. C’est donc en octobre 2022 que deux robots de traite furent installés. Depuis ce temps, ils ont réussi à augmenter leur production. Par la suite, leur objectif est de remplir l’étable à sa pleine capacité et traire 120 vaches d’ici 10 ans. L’étable est ouverte et elle fonctionne avec la ventilation naturelle.

Partage des tâches

Guylaine, la mère de Samuel, s’occupe de la comptabilité et donne un coup de main aux champs lors de l’ensilage. Quant à Samuel et Patrick, ils vont travailler ensemble, donc ils se partagent les tâches et unissent leurs forces. Les seules tâches qu’ils se séparent sont la ration que son père fait le matin pendant que Samuel s’occupe des vaches. L’esprit d’équipe et de famille se fait beaucoup ressentir sur la ferme.

Samuel est nouvellement papa depuis le 1er juillet dernier de sa petite fille Lyvia. Lui et sa conjointe Daphney ont le désir d’agrandir leur famille et d’avoir trois enfants. Malgré son jeune âge, il sait qu’il a trouvé le bon métier et qu’il veut tout faire pour assurer la pérennité de son entreprise. Le transfert est prévu dans une dizaine d’années et il est très heureux de pouvoir faire son métier entouré de sa famille.

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L’équipe d’experts-conseils ruminants chez Sollio & Vivaco Agriculture coopérative utilise Lactascan dans le suivi des performances des troupeaux laitiers. Ce rapport mensuel repose sur des données de plusieurs sources et permet de voir l’évolution des performances technico-économiques d’une entreprise.

Chaque trimestre, il nous fait plaisir de présenter les 20 meilleures entreprises pour la production de lait selon les résultats du Lactascan. L’indicateur utilisé est le total moyen des 3 derniers mois de kilogramme de gras et de kilogramme de protéines par vache par jour (total kg G+P/vache/jour).

Les données sur la quantité de lait correspondantes aux expéditions de chaque producteur aux Producteurs de lait du Québec. Il s’agit donc du lait réellement livré au quotidien, par nos membres. Le nombre de vaches utilisées pour la moyenne provient, quant à lui, du contrôle laitier de Lactanet, du logiciel d’exploitation des robots de traite ou d’une entrée manuelle de l’inventaire moyen par mois.

Voici donc la 11e publication de notre Top 20 – performance laitière les résultats sont tirés des Lactascan de Avril-Mai-Juin 2023

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Les agriculteurs et les producteurs cherchent des solutions de remplacement durables aux produits chimiques conventionnels, ce qui entraîne une augmentation de la demande pour les biostimulants. Texte de Saber Hamdani, agronome, Ph. D, expert-conseil végétal, Sollio & Vivaco Agriculture coopérative

Au cours des trois dernières décennies, le marché mondial des biostimulants a connu une croissance spectaculaire, passant de 100 à 3000 millions de dollars américains. Au Canada, la tendance
du marché des biostimulants suit une trajectoire similaire à celle observée à l’échelle mondiale. Ceci prouve la volonté croissante des agriculteurs de mettre en oeuvre des pratiques durables et respectueuses de l’environnement.

Les biostimulants sont des produits utilisés en agriculture pour stimuler la croissance, le développement et la résistance des plantes. Ils agissent en améliorant l’efficacité des processus physiologiques des plantes, tels que l’absorption des nutriments, la photosynthèse, la formation des racines et la défense contre les stress abiotiques (la sécheresse, le froid, etc.) et biotiques
(les infections par des pathogènes).

Les biostimulants peuvent être d’origine naturelle, telle que les extraits d’algues, les acides aminés, les vitamines, les hormones végétales et les microorganismes bénéfiques (bactéries et champignons mycorhiziens), ou être produits de manière synthétique. Ils sont généralement appliqués par pulvérisation foliaire, trempage de semences ou application au sol.

Au cours de la saison 2022, Martin Trudel, agronome chez Sollio & Vivaco Agriculture coopérative, a effectué des essais sur des champs de maïs-grain. En utilisant le biostimulant Folium3 14-3-7 (une formulation complète NPK avec des oligo-éléments) par application Foliaire, une augmentation de rendement d’environ une tonne/ha a été observée par rapport au témoin non traité. Ce gain a même doublé lorsque le biostimulant a été associé à un fongicide. De plus, l’application du biostimulant Vita, qui est un biostimulant à base d’extraits concentrés d’une algue marine d’eau froide (Ascophyllum nodosum), en combinaison avec un fongicide, a entraîné une augmentation du rendement de maïs-grain d’environ 800 kg/ha par rapport au témoin non traité.

Ces résultats encourageants offrent une occasion intéressante aux producteurs. En incorporant des biostimulants dans leurs pratiques agricoles, ils peuvent augmenter leur rendement et, par conséquent, leur rentabilité. Les biostimulants offrent une option durable et efficace pour stimuler la croissance des cultures, augmenter les rendements et favoriser une agriculture plus respectueuse de l’environnement.